22 octobre 2020 – Former les aides-soignants en 15 jours ? La proposition qui passe mal…

La DGOS a expliqué devant des directeurs qu’elle envisage de mettre en place une autorisation temporaire d’exercice aide-soignant pour des non-aides-soignants et que ce dispositif reposerait sur des modules de formation très courts, afin que sous quinze jours des personnels puissent disposer des bases du métier sans être préalablement passés par un institut de formation d’aides-soignants.
Pour le moment c’est seulement une intervention orale mais qui en dit long sur leurs intentions.
Après des années de suppression d’effectifs, de suppression de lits et de casse du système de santé… des AS formés en 15 jours ! Scandaleux !
Ne les laissons pas faire et maintenons la pression pour qu’ils ne sortent jamais ce projet de leur tiroir !

1302. Tract formation aides-soignantes en 15 jours

1302. Former les aides-soignantes en 15 jours p2

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21 octobre 2020 – Mobilisation du 15 octobre devant l’hôpital de forcalquier

« Ils étaient une centaine, syndicats, soignants de tout le département et même quelques élus (Vachères, Nibles ou encore Reillanne) à être venus au rassemblement devant l’hôpital de Forcalquier de ce jeudi organisé par la CGT afin de dénoncer le manque de moyens de l’hôpital pendant et hors crise covid-19. Si le Ségur de la santé a en partie répondu à leurs demandes c’est encore loin d’être suffisant et ils demandent outre l’amélioration des conditions de travail, des embauches et une augmentation des salaires. »
DICI TV le 15/10/2020.

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1301. Article La Provence du 16 octobre 2020

6 octobre 2020 – Mobilisation massive le 15 octobre pour aller chercher ce qu’ils nous doivent et quoiqu’il en coûte

Non le Ségur n’a pas tout réglé et oui on continue de lutter !
Ce n’est pas parce que des syndicats ont signé qu’on a obtenu des avancées mais c’est parce qu’on a lutté qu’on a réussi à faire bouger les lignes ! ça n’a jamais été la qualité des négociateurs qui a fait la qualité des avancées dans notre secteur d’activité. A chaque fois, c’est quand on informe les salariés et qu’ils se mobilisent, que ça pousse fort, qu’on obtient des avancées. Et c’est ce qui s’est passé !

La CGT a coordonné pendant des mois et des mois les luttes, le mouvement de l’hôpital, et a accompagné les collectifs. Il y a des syndicats qu’on n’a pas vu ou très rarement dans nos réunions de coordination des luttes sauf pour la journée d’action nationale du 16 juin car ils se sentaient un peu obligés. Et si la CGT n’avait pas travaillé avec les collectifs à l’élargissement de la lutte, on serait resté uniquement sur les 300 euros pour les Urgences !

Le 15 octobre, on continue à lutter collectivement, dans un mouvement très large, avec plusieurs syndicats non signataires et de nombreux collectifs car le Ségur n’a pas solutionné les différents problèmes de fonds de notre secteur d’activité ! Et viendront à la journée d’action du 15 octobre toutes celles et tous ceux qui ont encore envie de lutter !

Alors oui on prend les 180 euros, on les a gagné par la lutte, mais maintenant on va aller chercher les 120 euros qu’il nous manque ! On va aller chercher l’argent pour celles et ceux qui ont été oubliés ! Et on ne veut pas se faire « enfumer » sur les primes, sur le temps de travail, sur les effectifs, sur les carrières et sur le dégel du point d’indice !

On a montré qu’on était indispensable pendant la crise ! Cet hiver, on sera encore indispensable ! Dans les années qui viennent, on le sera tout autant ! Et on ne peut pas rester avec un secteur sanitaire, médico-social et social laissé à l’abandon par le gouvernement avec des « mesurettes » qui ne répondent pas aux enjeux actuels !

A la CGT, personne n’achètera notre silence pour 183 euros dans certains domaines (mais pas dans d’autres), qui tiennent sur un fil (puisqu’ils peuvent être supprimés à tout moment au regard de leur rédaction), et en plus avec de nombreuses contreparties derrière !

Il est important de bien comprendre la situation actuelle, pour ne pas s’accommoder de ce qu’on nous donne ou en leur permettant de repousser sans cesse notre seuil de tolérance, et pour ne pas non plus s’apitoyer sur notre sort, mais pour se projeter dans l’avenir et voir comment on peut continuer à faire bouger les lignes pour imposer nos revendications immédiates et nos propositions pour les années à venir.

Alors oui, on continue ! Et on poussera encore fort le 15 octobre, dans la grève et dans la rue, lors de la manif nationale à Paris comme partout dans les territoires, pour aller chercher ce qu’ils nous doivent !

RASSEMBLEMENT JEUDI 15 OCTOBRE À 13H30 DEVANT L’HÔPITAL DE FORCALQUIER (VOIR TRACT CI-DESSOUS) !

Tract USD CGT 04 EHPAD, SSIAD, FAM, MAS, ESAT, foyers

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30 septembre 2020 – Des renforts ? Le billet d’humeur de Christophe Prudhomme

1274. Ségur de la santé Christophe Prudhomme

Le billet d’humeur de la semaine

Des renforts ?

Olivier Véran en visite dans les hôpitaux de Marseille lance un appel à des personnels soignants pour venir en renfort pour accueillir les malades atteints de la COVID-19 dont le nombre augmente depuis quelques semaines. Mais pourquoi sommes-nous dans cette situation alors qu’il était prévisible qu’avec le déconfinement nous aurions besoin de lits supplémentaires. La réponse est simple : rien n’a été prévu et nous sommes revenus aux capacités hospitalières d’avant le pic de l’épidémie, voire même dans certains établissements, inférieures, du fait du manque de personnels. Le meilleur exemple est le CHU de Besançon qui annonce la fermeture de 28 lits car il n’arrive pas à recruter des infirmières.

Depuis plus d’un an, le mouvement des hospitaliers a posé comme première revendication la nécessité d’embauches massives pour soulager le travail du personnel présent, arrêter de fermer des lits et en ouvrir pour pouvoir répondre aux besoins. Pendant les quatre mois de répit que nous a laissé le coronavirus, rien n’a été fait : aucune embauche et aucune ouverture de lits en prévision de l’automne et de l’hiver, périodes habituelles de tension dans les hôpitaux depuis plusieurs années avec même le déclenchement chaque année de plans blancs locaux.

Le problème actuel n’est pas que nous ayons une « seconde vague » mais bien que nos hôpitaux ne sont pas en capacité de gérer à la fois le flux de patients habituels et les malades atteints la COVID-19 qui occupent aujourd’hui environ 20 % des lits de réanimation au niveau national. Si nous avions été entendus, au mois de mai quand nous réclamions le maintien d’un nombre de lits, notamment de réanimation, supérieur à celui du mois de février, nous ne serions pas dans cette situation de perte de confiance de la population vis-à-vis de mesures imposées autoritairement sans arguments vraiment convaincants.

Alors monsieur Véran, il va falloir changer de logiciel et écouter les personnels de terrain que vous avez refusé de recevoir lors de votre passage à Marseille, visiblement trop occupé par vos soucis de communication. Il semble plus important pour vous de parader devant les journalistes des chaînes d’information en continu, plutôt que de vous préoccuper de donner les moyens à l’hôpital de fonctionner. Il n’y a aujourd’hui qu’une seule solution face à l’urgence : il ne s’agit pas de faire appel à des « renforts » qui n’existent pas, mais de mettre en œuvre immédiatement un plan d’embauches et de formation massif.

Dr Christophe Prudhomme

18 septembre 2020 – La marchandisation de nos données de santé continue… même en période de Covid

1294. BD sur la plateforme des recueils de données de santé

Ils sont en train de transformer rapidement, et sans débat, la médecine et notre système de santé en souhaitant faire de chacun d’entre nous « des patients connectés » en mettant par exemple en place le passage du dossier numérique de santé à la e-consultation avec « Le rendu obligatoire des prescriptions dématérialisées » ou bien en ayant un dossier médicalisé accessible par les différents acteurs de la santé. C’est le début de nouveaux marchés très juteux, de profonds changements… mais également d’un risque important de dérives…

C’est pourquoi nous devons réinterroger la place de l’humain (soignants, patients…) dans notre société. Dans ce contexte, la question du stockage, de la gestion des données est majeure. Nous aurions besoin de mettre en place un pôle publique de la collecte des données !

Pourtant, ce n’est pas le chemin que prend le gouvernement actuel, on l’a encore vu cet été avec la décision de confier l’hébergement de nos données de santé au géant américain Microsoft. Cela pose notamment de sérieuses questions de souveraineté… mais pas que.

Il y a un Blog très intéressant sur ces questions là qui essaie d’expliquer ce sujet de manière accessible sous forme de bande dessinée. Nous vous conseillons la lecture de l’article « Ecran bleu… de la santé ».

POUR LE CONSULTER : CLIQUER ICI

15 septembre 2020 – Billet d’humeur de Christophe Prudhomme – Des emplois

1274. Ségur de la santé Christophe Prudhomme

Billet d’humeur de Christophe Prudhomme

Des emplois

Après une préparation médiatique intense qui nous avait déjà annoncé ce qu’allait dire le premier Ministre, nous ne pouvons que rester très critique sur la prestation de Jean Castex vendredi dernier. La seule annonce concrète faite lors de cette intervention est la création de 2 000 emplois dans les ARS et l’Assurance maladie pour assurer le traçage. Mais ce ne sont pas de contrôleurs dont nous avons besoin, monsieur Castex mais de personnels pour ouvrir rapidement des lits de réanimation dans les hôpitaux. Il s’agit là d’une nouvelle illustration d’une orientation axée autour du contrôle et de la restriction des libertés, alors que notre problème principal pour gérer l’épidémie avec un nombre de malades graves qui augmente, mais heureusement de manière limitée pour l’instant, sont les capacités hospitalières. Or nous sommes en situation de tension car nous sommes revenus au monde d’avant avec un nombre de lits de réanimation insuffisant déjà pour prendre en charge les malades liés à l’activité classique des hôpitaux qui a repris depuis la fin du déconfinement. Activité dense car il a fallu rattraper le retard pris lors du pic de l’épidémie. Il est évident que dans ces conditions de fonctionnement à flux tendu, les quelques dizaines de malades de la COVID-19 supplémentaires engendrent une situation de crise.

Il est urgent pour les semaines qui viennent et pour l’hiver prochain, mais aussi pour les années à venir au regard de l’évolution des besoins, d’augmenter très rapidement nos capacités en lits de réanimation d’au moins 50 %. Ce n’est pas excessif car même avec ces environ 8 000 lits nous serions encore en-dessous de ce qui existe de manière permanente en Allemagne par exemple. Le personnel formé existe, ce sont les volontaires qui ont permis d’armer les lits supplémentaires au pic de l’épidémie. Il faudra bien entendu le remplacer dans leurs services et des embauches sont donc nécessaires immédiatement bien au-delà de ce qui a été promis lors du Ségur de la santé. Gouverner, c’est prévoir. Il est donc essentiel de répondre dès maintenant à cette exigence d’augmentation capacitaire, seule mesure qui nous permettra d’éviter une situation de rupture, comme en mars et avril, qui a été à l’origine d’une surmortalité évitable pour les patients réanimatoires.

Dr Christophe Prudhomme